Guide du photovoltaïque en autoconsommation, France métropolitaine

Dimensionnez votre installation solaire avant de comparer les devis

Puissance crête, batterie de stockage, câblage en courant continu et mise à la terre : ce guide explique ligne par ligne ce qui fait varier un devis photovoltaïque, du pavillon raccordé au réseau à la bergerie en site isolé, puis vous met en relation avec des installateurs qui interviennent dans votre département.

Comparer les devis pour mon projet
Installateurs intervenant dans votre département Comparaison gratuite et sans engagement Réponse sous 24 à 48 heures
Autoconsommation et stockage Autoconsommation et stockage Sites isolés et hors réseau Sites isolés et hors réseau Câblage, protection et terre Câblage, protection et terre Budget, aides et normes Budget, aides et normes

Les six arbitrages à trancher avant de demander un devis

Chaque réponse déplace le budget de plusieurs milliers d'euros. Autant les poser avant le premier rendez-vous.

Faut-il caler la puissance sur la consommation ou sur la surface de toiture ?

Sur la consommation, toujours. Une toiture de pavillon accepte souvent 6 à 9 kWc, mais un foyer de quatre personnes chauffé au gaz consomme rarement plus de 4 500 kWh par an : au-delà de 3 kWc, chaque panneau supplémentaire produit surtout du surplus revendu à bas prix.

La bonne base de départ existe déjà : si votre compteur communicant est activé, l’espace client Enedis met à disposition votre consommation au pas horaire sur les douze derniers mois. C’est cette courbe qui décide, pas la surface disponible.

Combien produit réellement un kilowatt-crête selon la région ?

Pour une toiture bien orientée et sans ombrage, les ordres de grandeur admis sont de 900 à 1 000 kWh par kWc et par an sur la façade nord (Lille, Amiens, Rouen), 1 050 à 1 150 kWh dans le Centre et la vallée du Rhône (Orléans, Dijon, Lyon), et 1 250 à 1 350 kWh sur l’arc méditerranéen (Montpellier, Perpignan, Aix-en-Provence).

Autrement dit, la même installation de 3 kWc produit environ un tiers de plus à Perpignan qu’à Lille. Un devis qui annonce la même production partout en France mérite une question.

Une batterie de stockage est-elle rentable, ou seulement confortable ?

Comptez 4 000 à 6 000 € posés pour une batterie lithium de 5 kWh utiles, garantie couramment 10 ans ou quelques milliers de cycles. Elle fait passer le taux d’autoconsommation d’environ 30 % à 60 ou 80 %, mais elle ne crée aucun kilowattheure supplémentaire.

Elle se justifie d’abord sur un site isolé, sur une pointe du soir très marquée (chauffage électrique, recharge de véhicule au retour du travail) ou sur un réseau instable. Sur un simple objectif de facture, commencez par déplacer les usages pilotables : c’est gratuit.

Quelles démarches administratives avant la mise en service ?

Trois étapes se cumulent : la déclaration préalable de travaux en mairie pour des panneaux en toiture (délai d’instruction d’un mois, porté à deux mois aux abords d’un monument historique ou en site patrimonial remarquable), la demande de raccordement auprès d’Enedis avec la convention d’autoconsommation, puis l’attestation de conformité visée par le Consuel, dans sa version spécifique aux installations photovoltaïques.

La mise en service n’intervient qu’après ce visa. Un planning de chantier qui l’ignore est un planning optimiste.

Que vaut un devis sans schéma de câblage ni ligne de mise à la terre ?

Peu de chose, car c’est précisément là que les offres se distinguent. Un devis comparable détaille la section des câbles en courant continu, le coffret de protection côté continu et côté alternatif, la présence ou non d’un parafoudre, et la reprise des masses métalliques à la terre.

Un forfait global du type « installation photovoltaïque clé en main » sans ces lignes rend toute comparaison impossible, et laisse la porte ouverte aux économies invisibles.

Le tarif d'achat du surplus et la prime sont-ils garantis dans le temps ?

Le contrat d’achat s’engage sur vingt ans, mais le barème applicable est celui du trimestre où la demande complète de raccordement est déposée. Ces valeurs sont révisées chaque trimestre par la Commission de régulation de l’énergie, à la hausse comme à la baisse.

Vérifiez donc systématiquement la date du barème utilisé dans le calcul de rentabilité joint au devis : un chiffrage de l’an dernier n’a plus aucune valeur contractuelle.

Autoconsommation et stockage

Lire une courbe de charge sur 24 heures pour dimensionner juste

Le photovoltaïque produit au milieu de la journée, le logement consomme le matin et le soir. Tout le dimensionnement se joue dans ce décalage, et il se lit sur une seule journée.

Production photovoltaïque Consommation du logement Surplus à stocker ou à vendre Appoint pris au réseau

Puissance instantanée, échelle de 0 à 2,5 kW

2,5 kW 1,9 kW 1,2 kW 0,6 kW
Talon de nuit Pointe du matin Plein gisement solaire Pointe du soir Retour au talon

Relevé type d'un pavillon de 110 m² occupé par quatre personnes, équipé de 3 kWc en toiture plein sud, sur une journée claire de printemps. Les heures sont données en heure légale : le maximum solaire réel tombe vers 13 h 30 en été et vers 12 h 30 en hiver. Votre propre courbe, au pas horaire et sur douze mois, se télécharge dans l'espace client Enedis lorsque le compteur communicant est activé.

Le talon de nuit ne verra jamais le soleil

Ce que montre la courbe

Entre minuit et 6 h, le logement tire 0,25 à 0,3 kW sans interruption : réfrigérateur, congélateur, ventilation mécanique, box internet et veilles diverses. La production est nulle sur toute la plage.

Ce que ça change au dimensionnement

Ce talon représente environ 2 kWh par nuit. C'est le premier kilowattheure qu'une batterie doit rendre, avant même de parler de confort. Sans stockage, il est acheté au réseau toute l'année, quelle que soit la puissance crête installée.

La pointe du matin arrive avant la production

Ce que montre la courbe

De 7 h à 9 h, la consommation grimpe à 0,8 voire 1 kW (eau chaude, plaques, sèche-cheveux, chauffage d'appoint) alors que le générateur est encore à 20 % de son maximum, et à presque rien de novembre à février.

Ce que ça change au dimensionnement

Aucune puissance crête supplémentaire ne couvrira ce créneau : le soleil n'est pas encore levé assez haut. C'est un argument pour du stockage ou pour un décalage d'usages, jamais pour ajouter deux panneaux.

Le plein gisement tombe quand la maison est vide

Ce que montre la courbe

De 11 h à 16 h, la production tient entre 1,8 et 2,4 kW pendant que le logement se contente de 0,4 kW. L'écart teinté en accent, c'est le surplus : 8 à 10 kWh sur une belle journée de printemps.

Ce que ça change au dimensionnement

Sans aucun pilotage, le taux d'autoconsommation plafonne autour de 30 % et le reste part au réseau au tarif d'achat du surplus. C'est ce volume précis, et lui seul, qui sert de base au calcul d'une batterie.

La pointe du soir est le vrai gisement du stockage

Ce que montre la courbe

De 19 h à 21 h, la consommation atteint son maximum de la journée, entre 1,6 et 2 kW, au moment exact où la production est retombée à zéro. Toute cette zone est hachurée : elle est achetée au réseau.

Ce que ça change au dimensionnement

Il faut restituer 3 à 4 kWh sur ces deux heures. Une batterie de 5 kWh utiles couvre cette pointe puis le talon de nuit ; au-delà de 10 kWh, la capacité supplémentaire ne se déchargera qu'une partie de l'année.

Déplacer les usages coûte moins cher que les stocker

Ce que montre la courbe

Le ballon d'eau chaude consomme 1,8 à 2,4 kWh par cycle et se déclenche traditionnellement vers 2 h du matin, en pleine zone hachurée. Le lave-vaisselle et le lave-linge suivent la même logique d'habitude.

Ce que ça change au dimensionnement

Basculer ces trois usages entre 11 h et 16 h fait passer l'autoconsommation de 30 % à 40 ou 50 % pour le prix d'un contacteur et d'un programmateur. La batterie ne doit être dimensionnée que sur le surplus restant après cette opération.

Ordre de dimensionnement

Déplacer d'abord les usages pilotables vers la plage 11 h - 16 h, caler ensuite la puissance crête sur la consommation annuelle réellement relevée, et n'acheter du stockage que pour le surplus qui subsiste après ces deux étapes. Pris dans l'ordre inverse, le devis aboutit presque toujours à une batterie surdimensionnée et à une rentabilité repoussée de plusieurs années.

Ces ordres de grandeur valent pour une maison individuelle raccordée au réseau. Une pompe de piscine, une recharge de véhicule électrique ou une pompe à chaleur déforment fortement la courbe et demandent un relevé spécifique.

Faire étudier ma courbe de charge

Votre projet solaire chiffré en trois étapes

1. Décrivez votre toiture et votre consommation

Surface, orientation, type de couverture et consommation annuelle : deux minutes suffisent pour cadrer le projet.

2. Recevez jusqu'à trois propositions

Des installateurs qui interviennent dans votre département vous recontactent avec un chiffrage détaillé.

3. Comparez ligne à ligne

Puissance crête, stockage, câblage et mise à la terre : les guides du site vous donnent la grille de lecture.

Décrivez votre projet solaire

Gratuit, sans engagement · réponse sous 24h

Étape 1 sur 5

Quel est votre logement ?

Vous êtes ?

Où se situent les travaux ?

Pour trouver des professionnels près de chez vous.

Comment vous appelez-vous ?

Votre numéro pour recevoir les devis

Les professionnels vous rappellent directement.

Demande envoyée !

Des professionnels vérifiés vont vous recontacter sous 24h. Pensez à décrocher les numéros locaux.

Les quatre rubriques du guide

Du dimensionnement au raccordement, en passant par les installations autonomes et le cadre réglementaire.

Câblage, protection et terre

La mise à la terre photovoltaïque, composant par composant

Du cadre des panneaux jusqu'au piquet enfoncé dans le sol, un seul chemin conducteur, six repères et une valeur à faire mesurer avant la mise en service.

Couverture et générateur Bâti et tableau Prise de terre

Un seul chemin conducteur, de la couverture au sol

Masses des panneaux et des rails

Chaque cadre aluminium et chaque rail de fixation est repris sur le même conducteur d'équipotentialité. On ne compte jamais sur le simple contact mécanique d'un clip ou d'une vis d'assemblage : l'anodisation de l'aluminium est isolante.

À exiger 6 mm² cuivre souple vert et jaune

Cheminement et descente en toiture

Le conducteur descend avec les câbles en courant continu, en gaine ou en chemin dédié, sans boucle inutile. Cosses serties et rondelles à dents sur chaque cadre ; en bord de mer, contact aluminium et cuivre proscrit sans pièce de transition, sous peine de corrosion galvanique en quelques saisons.

À exiger 16 mm² en présence d'un parafoudre ou d'un paratonnerre

Coffret en courant continu et parafoudre

Le parafoudre côté continu écoule l'onde de surtension vers la terre. Sa borne de terre exige la liaison la plus courte et la plus droite possible : chaque mètre de câble et chaque coude dégradent son efficacité réelle.

À exiger Liaison la plus courte possible entre parafoudre et borne

Répartiteur et borne principale de terre

C'est le point de rassemblement unique : terre du bâtiment, masses photovoltaïques et liaison équipotentielle principale arrivent sur la même barrette. Elle doit pouvoir s'ouvrir pour isoler la prise de terre et la mesurer.

À exiger Barrette de coupure démontable et accessible

Liaison équipotentielle principale

Elle relie à la même borne les canalisations métalliques d'eau, de gaz et de chauffage ainsi que les structures métalliques du bâtiment. Sans elle, deux terres cohabitent dans le logement et une différence de potentiel peut apparaître entre elles.

À exiger 6 mm² au minimum, 10 mm² couramment posé

Conducteur de terre vers la prise de terre

Il descend de la barrette jusqu'au piquet, protégé mécaniquement sur sa partie apparente et sans jonction enterrée : une épissure sous terre finit toujours par se corroder, et la mesure devient alors ininterprétable.

À exiger 25 mm² cuivre nu en parcours enterré

La prise de terre

Barre en acier cuivré de 14 à 16 mm de diamètre, enfoncée verticalement sur 1 à 2 m, tête placée hors gel dans un regard de visite qui reste accessible. En pratique, on vise une résistance inférieure à 100 ohms, la limite exacte dépendant du calibre du dispositif différentiel installé. Si la valeur reste trop haute, sable du littoral landais ou sous-sol rocheux du Massif central par exemple, on ajoute un second piquet espacé d'au moins sa propre longueur, ou l'on passe à une boucle à fond de fouille. On ne fait jamais descendre une terre en l'arrosant : le gain disparaît au premier été sec.

Valeur à faire mesurer Mesure au telluromètre, barrette ouverte, valeur reportée sur l'attestation de conformité
Liaison concernée Section Condition d'emploi
Équipotentialité des cadres et des rails 6 mm² Cuivre souple vert et jaune, cosse sertie, rondelle à dents sous la vis.
Descente avec parafoudre ou paratonnerre 16 mm² Trajet le plus court et le plus droit, sans boucle ni enroulement.
Liaison équipotentielle principale 6 à 10 mm² Eau, gaz, chauffage et structures métalliques ramenés sur la même borne.
Conducteur de terre enterré 25 mm² Cuivre nu, aucune jonction sous terre, protection mécanique à la remontée.

Règle de contrôle

La terre se mesure, elle ne se suppose pas. Avant la mise en service, la barrette de coupure doit s'ouvrir sans outillage particulier, la mesure doit être relevée au telluromètre et la valeur doit figurer sur l'attestation de conformité visée pour l'installation photovoltaïque.

Les sections indiquées sont les minima usuels retenus par la norme NF C 15-100 et le guide UTE C 15-712-1 applicable aux installations photovoltaïques. Le dimensionnement définitif revient à l'installateur, au vu du parafoudre retenu et de la longueur réelle des liaisons.

Faire vérifier ma mise à la terre

Hors réseau, la même installation sans filet de sécurité

Bergerie de l'Aubrac, chalet d'alpage, cabane de chasse, mobil-home, clôture électrique ou pompe d'arrosage : dès qu'il n'y a plus de compteur, la marge d'erreur disparaît.

Parc de batteries, régulateur MPPT et coffret de protection installés dans le local technique d'une bergerie alimentée en solaire autonome

Le mois le plus défavorable commande tout

En site isolé, une installation ne se dimensionne pas sur la moyenne annuelle mais sur décembre, où une toiture produit environ le quart de ce qu’elle donne en juin. Un kit calé sur l’été laisse ses occupants sans lumière au premier week-end de Toussaint.

  • Autonomie visée : 3 à 5 jours sans soleil pour un usage permanent, 2 jours pour une résidence de week-end.
  • Profondeur de décharge : environ 80 % sur une batterie lithium, 50 % seulement sur du plomb ouvert, ce qui double la capacité à acheter pour le même service rendu.
  • Tension du parc : 12 V pour un éclairage et une pompe, 24 V au-delà, 48 V dès que l’on dépasse 2 kW d’appareils en simultané, sous peine de sections de câble déraisonnables.

Le régulateur MPPT, l’onduleur hybride et le parc de batteries se choisissent ensemble, et se protègent comme une installation raccordée : coffret en courant continu, sectionneur accessible et prise de terre en bonne et due forme, même au fond d’un pré.

Décrire mon projet de site isolé

Votre projet solaire chiffré par des installateurs de votre secteur

Décrivez votre toiture, votre consommation et votre besoin de stockage : vous recevez des propositions comparables, gratuitement et sans engagement.

Votre projet solaire chiffré gratuitement

Gratuit, sans engagement · réponse sous 24h

Étape 1 sur 5

Quel est votre logement ?

Vous êtes ?

Où se situent les travaux ?

Pour trouver des professionnels près de chez vous.

Comment vous appelez-vous ?

Votre numéro pour recevoir les devis

Les professionnels vous rappellent directement.

Demande envoyée !

Des professionnels vérifiés vont vous recontacter sous 24h. Pensez à décrocher les numéros locaux.